Découvrez l’une de nos femmes des îles consultante en risques et catastrophes naturelles majeures! Avec ses répliques tout aussi sismiques que piquantes, ses sensibilisations font l’unanimité et vous permettront de mieux réagir à la prochaine catastrophe naturelle. Trentenaire active et motivée, Astride OSTOLOGUE a depuis peu monté sa boite en conseils, formation et prévention des risques et catastrophes naturelles majeures. Il s’agit de VIGILANCE CARAIBE… un nom à retenir ! Je l’ai suivie au boulot, en route !Crazynina : Bonjour Astride ! Entrons sans trembler dans le vif du sujet ! VIGILANCE CARAIBE c’est qui ? C’est quoi ?
se préparer pour bien réagir face au risque
Astride : VIGILANCE CARAIBE est une entreprise spécialisée dans la prévention des risques naturels tout publics ce qui suppose la mise en place de supports adaptés aux différents publics. VIGILANCE CARAIBE est née suite au constat des mauvais comportements observés lors des catastrophes naturelles touchant la Martinique : Dean Août 2007, inondation de mai 2009, séisme du 29 novembre 2007 et récemment Haïti janvier 2010.
Crazynina : Peux-tu nous dire en quelques points ce qu’a été ton parcours ?
Astride : Mon parcours est très atypique, je suis d’abord passée par une formation psychologique et commerciale à Lyon et en rentrant en Martinique j’ai suivi la formation en risques naturels majeurs et protection civile dispensée par la Région et le PNRM. J’ai ensuite eut l’idée d’allier mes compétences commerciales au conseil et ça a fait de moi une « préventrice »
Crazynina : Jeune, Jolie et Entrepreneur ? Pas trop difficile ?
Astride : Si très…(grand sourire).. Non pas du tout, je suis tellement passionnée et je crois tellement en ce que je fais que ma fraîcheur, ma pêche naturelle et ma conviction séduisent mon public et ça marche ! Après, à partir du moment où l'on croit en ce pourquoi on milite et que l'on aime ça, la difficulté se transforme en plaisir. Mon imagination et ma passion se combinent et me permettent de donner naissance à des produits riches et variés que j’ai plaisir à exploiter car je les ai imaginés moi-même.
Mon imagination et ma passion se combinent et me permettent de donner naissance à des produits riches et variés que j’ai plaisir à exploiter car je les ai imaginés moi-même
Crazynina : Retrouve-t-on ce besoin de liberté dans tes relations avec les hommes ? (c’est le moment de lancer ton appel ! Messieurs ouvrez vos oreilles !)
Astride : Non bien au contraire…besoin de l’assurance du lendemain…même si ça reste une conquête au quotidien, rien n’est acquis !!
Crazynina : Quel est l’intérêt de faire appel à toi (pour le boulot... pas pour les hommes)
Astride : Parce que je suis la meilleure quelle question ! Sérieusement, je suis passionnée, et méticuleuse. Le public ou le corps de métier que je dois sensibiliser, je l’étudie avant, ce qui me permet de comprendre et de toucher réellement les personnes que je sensibilise, car elles se reconnaissent à travers les exemples donnés. Je transforme votre pessimisme en action de prévention contre cette fatalité…je suis très satisfaite des retombées de mes interventions.
Crazynina : Je t’ai souvent vue sur les stands de ce qu’on appelle la campagne « Réplik ». Il s’agit en fait d’une prestation que tu fais pour un client ou appartiens-tu à l’équipe Réplik ? Qu’en est-il de VIGILANCE CARAIBE ?
Astride : Réplik est en effet une campagne de prévention annuelle contre le risque sismique orchestrée par la DEAL : Direction de l’environnement de l’aménagement et du logement (ex DIREN). Moi, je suis VIGILANCE CARAIBE prestataire de service pour la campagne Réplik, déclinée en Réplik Professionnel, qui est une intervention gratuite pour les professionnels, associations, collectivités sur le risque sismique. Il s'agit d'une intervention d’une durée de 2H30. Elle permet de savoir comment se préparer au risque sismique sur son lieu de travail et /ou de loisirs. J'adresse donc un petit message à tous les professionnels et responsables d'associations : n’hésitez plus c’est gratuit !
Le public ou le corps de métier que je dois sensibiliser, je l’étudie avant. Je transforme votre pessimisme en action de prévention contre cette fatalité
Crazynina : Comment sont accueillies tes sensibilisations ?
Astride : Mieux accueillies qu’avant le 29 Novembre 2007, et encore mieux depuis Haiti, ils ont hâte de savoir ce que j’ai à leur apprendre et s’attendent souvent à LA révélation…du prochain séisme !! En tous cas ils sont plutôt content de repartir avec des informations moins générales que celles entendues dans les médias, et des choses à mettre en place tout de suite, ils le font, ça les rassure.
Crazynina : Constates tu beaucoup d'idées reçues contre lesquelles tu dois "lutter" ? Si oui, lesquelles sont-elles ?
Astride : Oui il y a encore des idées reçues qui marquent l'esprit des martiniquais et auxquelles la population croit , comme le fait que "la Martinique va se couper en 2", ou "va disparaitre sous un tsunami". Alors que lorsque l'on se réfère à la réalité et pas aux films catastrophes diffusés au cinéma, il n'y a pas une île au monde, aucun pays qui n'a été coupé en deux par un séisme ou qui a disparu sous un tsunami. Prenez l'exemple de Bandaceh, d'Haïti , du Japon: ce n'est pas la réalité mais la fiction qui alimente l'esprit de la population malheureusement, c'est tout simplement impossible géologiquement à l'échelle d'une vie humaine. Autre idée reçue : "en parler le fait venir", c'est un souci que je rencontre lors des sensibilisations où la population me dit que si la terre tremble c'est parce que j'en parle trop, c'est parce que les médias en parlent trop. Or il faut en parler justement.
Ne pas en parler ne fera pas disparaitre le risque.
C'est prendre conscience que la terre vit, qu'il y a des plaques tectoniques que la terre a tremblé dans le passé et qu'elle tremblera toujours.
Crazynina : Penses-tu que les moyens mis en œuvres actuellement soient suffisants pour que la population soit correctement informée et préparée ? (c’est le moment de répondre « NON, donc faites appel à VIGILANCE CARAIBE »)
Astride : Non, donc faites appel à VIGILANCE CARAIBE, ça te va ? (sourire). Les moyens mis en œuvre ne seront jamais suffisants. Il y a des choses qui se font en Martinique, mais il faut maintenant qu’elles se fassent à fond, et qu’elles soient orientés et spécifiques à chaque public, car chaque type de public à sa problématique qui ne correspond pas au général. Il ne faut pas que les gens piochent dans les informations générales mais qu’ils se reconnaissent, qu’ils se sentent touchés par la sensibilisation qui leur est propre et c’est ce que je tente de faire au mieux avec VIGILANCE CARAIBE
Il y a encore des idées reçues qui marquent l'esprit des martiniquais et auxquelles la population croit , comme le fait que "la Martinique va se couper en 2", ou "va disparaitre sous un tsunami
Crazynina : Quelles sont les lacunes de la Martinique concernant les risques majeurs ? Sommes nous trop confiants ou trop imprudents ? Dirais-tu qu'il y a un manque de prise de conscience de la part de la population ?
Astride : Trop fataliste, certaines personnes ont tendance à dire : Il faut bien mourir de quelque chose, va où tu veux, meurt où tu dois etc… En parlant ainsi, elles se déchargent de la prévention, elles trouvent ça inutile. ça commence à bouger un peu dans les mentalités mais la majorité reste encore à convaincre. Plutôt que d'être fataliste et de se dire qu'on va bien mourir un jour, soyons optimistes, pensons à notre survie et pas la vie et la mort. Il peut y avoir la survie et les blessés , l'idéal pourrait être de mourir à ce moment là si l'avenir est pire, mais on ne peut pas savoir à l'avance ce qui va nous tomber dessus donc le mieux c'est de se préparer à tout éventualité.
Crazynina : A qui incombe la mise en place de plan de prévention et autres outils ?
Astride : A tous, c'est le devoir de chacun de se protéger la loi de modernisation de la sécurité civile d'Aout 2004, le dit clairement : Vous êtes acteur de votre propre sécurité, même s'il est vrai que les autorités compétentes ont leur part de responsabilité en matière de sécurité et d'information préventive, mais c'est aussi aux citoyens de se préparer, dans sa famille, son quartier, son travail, il faut cesser l'assistanat, et agir, près une catastrophe on a une certaine période ou on est en autonomie complète, il ne faut pas s'attendre à voir débarquer une autorité officielle immédiatement, il va falloir gérer avec son entourage proche, il va falloir être en gestion de crise, et ça, ça ne s'improvise pas , ça se prépare !
Crazynina : En dehors de faire appel à toi, où et comment peut-on trouver des informations concernant les risques majeurs. Je parle de tous les types de risques.
Astride : On peut trouver les informations, en mairie, à la Préfecture, au Conseil Général, Régional, à la DEAL, sur le net, les sites officiels de référence, le site du ministère de l'écologie développement durable et aménagement du territoire, dans certaines associations oeuvrant dans la prévention des risques etc.. J'en oublie certainement, mais il y a un panel d'informations sur internet, à l'heure actuelle. On trouve aussi de tout mais du n'importe quoi! donc il faut aller sur des sites de références, il faut connaitre les sources des documents auxquels on se réfère.
Crazynina : Et concernant les écoles ? Il y a-t-il une prévention destinée aux enfants ?
Astride : Il y a la Délégation Académique aux Risques Majeurs, la DARIM qui a des animateurs de prévention, qui font le travail de prévention dans les écoles, je m'occupe aussi de faire des prestations pour enfants dans certaines écoles de manière ludique, pédagogique dans les quartiers, les associations mais aussi les centres de loisirs.
Il existe plusieurs type de kits : à garder sur soi, à garder dans la voiture ou dans le coffre, à garder à la maison ou encore dans un coin de son bureau
Crazynina : Tu m’as donné un sifflet et tu m’obliges à tout le temps l’avoir sur moi. Pourquoi ? Que devrais-je toujours avoir sur moi (à part mes préservatifs bien sûr !) ?
Astride : Oui le préservatif on peut aussi le mettre dans le kit, pourquoi pas ! Le sifflet, il va te servir à te signaler en cas d’ensevelissement sous les décombres, car sans boire, sans manger, fatigué, stressé, le sifflet pourra s’avérer être indispensable dans ce cas, et comme on ne sait jamais où l’on sera et quand ça va se produire mieux vaut le garder sur soi, à défaut on peut aussi toquer sur quelque chose pour se faire entendre ! De l’eau aussi, toujours avoir de l’eau sur soi, et un contre-coup, ça tient dans le sac à main, mais ça permet de soulager d’une grosse émotion en attendant des secours officiels en cas de besoin. Il suffit juste de se demander si ça tremble la maintenant, tout de suite, et que je suis soumise à un gros stress, de quoi aurais-je besoin pour me sentir mieux en attendant que ça passe ? Il existe plusieurs type de kits : à garder sur soi, à garder dans la voiture ou dans le coffre, à garder à la maison ou encore dans un coin de son bureau.
Crazynina : Un message à faire passer ?
Astride : VIGILANCE CARAIBE un partenaire compétent face aux risques majeurs, n’attendez pas qu’il soit trop tard pour vous dire, « si j’avais su ». Vous le savez maintenant alors AGISSEZ !!! En partenariat avec la DEAL Martinique ,je suis en charge désensibilisations gratuites pour les professionnels, d'associations , d'entreprises et des collectivités, contactez-moi sur : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

VIGILANCE CARAIBE
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